Dans un article du 27 novembre (accès payant ici), Mediapart révèle que la candidate écologiste Eva Joly est à la recherche d’une assurance la couvrant contre le risque de recueillir moins de 5 % des suffrages exprimés. En-deça de ce seuil, les dépenses de la campagne présidentielle ne sont remboursées par l’Etat qu’à hauteur de 800 000 euros (8 millions au-delà). La commission des comptes de campagne a validé que la prime correspondante peut elle-même entrer dans les dépenses remboursables, sous réserve que la souscription d’une telle assurance conditionne l’accord des banques prêteuses. Mediapart révèle aussi qu’en 2002 Jean-Pierre Chevènement (qui termina à 5,3 %…) avait contracté une telle assurance, auprès d’un pool d’assureurs emmené par le courtier Marsh.
Pourquoi s’arrêter en si bon chemin, tant qu’à couvrir l’aléa démocratique, les peuples ne peuvent-ils s’assurer contre les mauvais gouvernements ?